Créé en 1994 pour lutter contre toutes les formes d’esclavage, le CCEM s’est rapidement spécialisé dans la prise en charge des personnes victimes de traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail en particulier domestique. Il arrive également que le CCEM prenne en charge des personnes dont les conditions d’exploitation ressemblent aux conditions d’asservissement dans le travail domestique (batiment, restauration, ateliers d’artisanat, exploitations agricoles, jeune fille au pair…). La mission du CCEM est axée sur l’accompagnement des victimes dans le cadre des procédures judiciaires qu’elles souhaitent engager contre leur employeur. Mais parallèlement à l’accompagnement juridique fournie aux personnes concernées, l’association a également mis en place des outils destinés à répondre à leurs besoins sociaux, administratifs et psychologiques. Le public visé est composé à 90 % de femmes, 99 % sont d’origine étrangère âgées pour la plupart entre 18 et 30 ans, peu ou non scolarisées. Chaque année, une trentaine de personnes est prise en charge au CCEM, elles s’ajoutent à la centaine de personnes déjà prises en charge, la durée moyenne de prise en charge au Comité étant de 5 années.
L’expérience du Comité l’a incité à conduire des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics, afin de réclamer des modifications du Code pénal ainsi que la création de services de police et personnels judiciaires spécialisés dans le traitement des affaires de traite. Le CCEM effectue des sessions de formations d’identification aux victimes de traite aux professionnels dont la structure peut accueillir occasionnellement ou non des victimes (juristes, travailleurs sociaux, acteurs associatifs, avocats, magistrats, police, gendarmerie…). Il intervient auprès du grand public dans le cadre de festivals, de débats ou de forum et poursuit sa campagne de sensibilisation auprès des plus jeunes en intervenant dans les collèges, lycées et en accueillant également des étudiants de toutes filières à son siège social.
Depuis lundi 6 septembre, l’exposition Esclavage Domestique est présentée dans les rues et lieux publics de Genève, ainsi qu’à la Galerie Imaginaid au 28 rue des Grottes. Les affiches de l’exposition sont encore disponibles au sein de la galerie. N’hésitez-pas à venir nous visiter. Voir notre galerie photo en ligne.
L’exposition Esclavage Domestique de Raphaël Dallaporta et de Ondine Millot sera affichée dans les rues de Genève dès demain. 12 visuels seront montrés aléatoirement sur les façades d’immeubles, les bennes à ordures, dans les espaces culturels et de loisirs, cafés et autres commerces partenaires. Lire l’article L’invisible à l’affiche, de Bertrand Tappolet, dans le Courrier de ce samedi 4 septembre 2010.