La chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a été porteuse de beaucoup d’espoir. “Plus jamais cela”, avait-on dit à l’époque. Pourtant depuis deux décennies pour des raisons politiques, religieuses, économiques ou d’annexion territoriale, des murs n’ont cessé de s’édifier à travers le monde, aux frontières américano-mexicaine, israélo-palestinienne, indo-pakistanaise, mais aussi à Chypre, à Ceuta et dans bien d’autres contrées. Murs, barbelés, fossés ou palissades, les exemples d’enceintes ou de protections érigées pour assurer la sécurité intérieure d’un Etat, d’une région, de quartiers voire d’habitations sont innombrables, et ce jusqu’au coeur de nos démocraties. Face aux menaces d’une altérité dérangeante ou simplement différente, plusieurs sociétés du monde semble préférer l’emmurement et le repli sur soi aux attitudes de dialogue et d’ouverture. Un phénomène inquiétant et paradoxal dans une ère de mondialisation marchande et culturelle.
Un pont pour accueillir des murs d’images
Sous la direction artistique de Barbara Nagelsmith et de Jean-Michel Landecy, l’exposition “MURS” présente les témoignages visuels de 19 photographes de renommée internationale, parmi lesquels Stephen Duroy, Henri Cartier-Bresson, Anthony Suau, Shai Kremer, Ron Haviv, Henk Kruger ou encore Larry Towell. 24 oeuvres au total qui illustrent avec acuité les réalités parfois absurdes, souvent tragiques que ces murailles contemporaines imposent aux peuples qui vivent dans leurs ombres. « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts » déclarait Isaac Newton. Quoi de plus symbolique dès lors qu’un pont pour accueillir un tel sujet. D’une rive à l’autre, l’exposition place le visiteur dans un rapport frontal face à des murs d’images de grand format, répartis sur l’ensemble de l’espace piéton du Pont de la Machine. Une relation visuelle qui s’amplifie à la tombée du jour où les photographies renforcent leur présence par un effet de rétro-éclairage.
La Ville de Genève s’engage
Dans le cadre d’une année de mairie orientée vers la promotion du Droit Humanitaire international à l’occasion des 60 ans des Conventions de Genève, la Ville de Genève invite ainsi ses concitoyens et les visiteurs étrangers à prendre conscience de cette montée en puissance des murs dans notre société. Il y a 20 ans, le mur de Berlin avait été abattu. Les murs ne résistent pas au désir de liberté. Ils finissent toujours un jour ou l’autre par se lézarder et disparaître. À chacun de s’en inspirer.
Du 9 novembre 2009 au 31 janvier 2010
Pont de la Machine, Genève.
Commissaire de l’exposition : Barbara Nagelsmith (Paris)
Scénographie : Jean-Michel Landecy
Photographies de : Chris Anderson, Peter Boer, Henri Cartier-Bresson, Ad van Denderen, Stéphane Duroy, Macduff Everton, Ron Haviv, Sean Hemmerle, Shai Kremer, Henk Kruger, Chris Maluszynski, Peter Marlow, Tomas Muscionico, Franco Pagetti, Moises Saman, Frédéric Sautereau, Tony Suau, Larry Towell, Michael Yamashita
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Organisation générale: Imaginaid Association
Relations presse: Jane Van Lanschot Hubrecht, Sonja Funk Schuler (The Team) et Garance Zarn (The Team), Valérie Drechsler Antonietti (Imaginaid)
Techniques : Polygravia (impressions), Regent (lumières), Reelsa (électricité), Thomas Jundt (ingénieurs civils), Ivano Gada-Barenco (serrurerie).
Remerciements : à Claude Brulhart, Christian Müller, Dominique Wiedmer Graf et Stéphane Herzog (Ville de Genève).
Bio des organisateurs et des photographes
Textes d’introduction de la curatrice, du scénographe et du Maire de Genève
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Presse
Communiqué de presse (9/11/2009)
Press release (9/11/2009)
Pressemitteilung (9/11/2009)
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Photographies de l’exposition ci-dessous
Copyright : Serge Macia, 2009
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