Evénement

 
 

Dans son nouveau documentaire intitulé « Comeback to Kalahari », le photographe italien Nicola Lo Calzo dévoile des portraits d’une profonde humanité des Boshimans, habitants ancestraux des plaines désertiques du Kalahari. Un autre visage de l’Afrique australe, à découvrir à Imaginaid Galerie.

Un peuple dépositaire d’une des plus anciennes cultures de l’humanité
En juin prochain l’Afrique du Sud sera sous le feu des projecteurs, pour une histoire de coupe, de passions sportives et de ballon rond. Un événement à des milliers de pelouses sans doute des préoccupations quotidiennes des Boshimans du Kalahari, l’un des plus anciens peuples de l’humanité, luttant aujourd’hui pour sa propre survie.

Nicola Lo Calzo est un photographe passionné d’Afrique. Il y puise toute son inspiration et, comme il le dit lui-même y retrouve ses origines d’homme. La complexité et la vitalité extrême de ses paysages et de ses cultures le touchent intimement et lui donnent envie de raconter.

Après « Inside Niger » qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs, « Comeback to Kalahari » est une traversée improbable vers ce qu’il nomme le purgatoire dantesque des Boshimans du Kalahari. Dépositaire d’une des plus anciennes cultures de l’humanité, ces « hommes du bush » luttent aujourd’hui pour leur identité et leur survie. Chasseurs-cueilleurs autrefois, ils se sont adaptés à la vie moderne, devenus aujourd’hui sédentaires et urbains, mais restent néanmoins fortement marginalisés et le plus souvent démunis.

Des tableaux d’êtres humains d’une intriguante contemporéanité
Le travail de Nicola Lo Calzo emprunte à la fois de la photographie documentaire et plasticienne. Si la première lui permet de témoigner des réalités, l’autre lui sert à magnifier ses sujets, à les rendre à la fois uniques, individués, enculturés. Nos représentations stéréotypées, folklorisées de ces Bochimans se perdent peu à peu dans ces tableaux d’êtres humains d’une intriguante contemporéanité, et qui semblent nous parler de nous-mêmes. « Dans ma démarche, la dimension sociale des sujets photographiés s’accompagne toujours d’un désir personnel de transcender cet aspect, de toucher à l’humanité, à la part émotive et psychologique ». Une impression accentuée par le choix de révéler ces portraits dans de grands formats, nappée d’une lumière toujours naturelle, avec des sujets cadrés plein centre.

Jamais hors contexte, les personnages de Nicola Lo Calzo sont connectés à leurs lieux de vie. Présentés en dyptique avec d’un côté les sujets et de l’autre leurs habitats ou topos, traités volontairement comme des extensions de leurs propres personnalités, les deux fusionnent parfaitement par une alchimie de couleurs, de cadrage et de lumière. Une présentation bien pensée qui porte la patte d’un photographe, architecte paysagiste, ayant compris que ces lieux de vie, si précaires ou menacés soient-ils, sont souvent tous ce qui restent dans la vie de ces Bochimans du Kalahari, mémoire vivante de notre humanité.

Photographe italien de 30 ans, né à Turin, Nicola Lo Calzo vit actuellement à Paris. Son documentaire « Inside Niger » a été récompensé lors du Prix SFR des Jeunes Talents au festival international de la Photographie de Arles. Il a été finaliste avec « Comeback to Kalahari » du Prix HSBC pour la photographie. Il a publié ses reportages dans plusieurs magazines comme View et Art Actuel, Burn Magazine. C’est la première fois qu’il expose en Suisse. (Communiqué de presse du 29 février 2010)

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Presse sur l’expo
Bio et oeuvres du photographe


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Photographie : Nicola Lo Calzo, Comeback to Kalahari, 2010


 
 
 
 
 
 

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