Evénement

 
 

A l’occasion de la présidence suisse de la 9ème Conférence annuelle des états Parties à la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnel (9MSP), qui s’est déroulé à Genève du 24 au 29 novembre 2008, Imaginaid Galerie a exposé les oeuvres d’un photographe français âgé de 29 ans et déjà internationalement reconnu, Raphaël Dallaporta. Sa série intitulée “Antipersonnel 1:1” s’attache à répertorier selon une approche documentaire, les différents modèles de mines antipersonnel et de sous-munitions. Photographiées sur fond noir à taille réelle, avec un esthétisme à l’image d’un catalogue de flacon de parfums, les mines de Dallaporta suscitent fascination et dégoût. Une façon de rappeller que la guerre est un business comme un autre, et celui des mines antipersonnel, un vicieux et pervers par excellence.

Il s’agit avant tout d’un marché dans lequel les mines sont des produits fabriqués, pensés et vendus”, ainsi déclare Raphaël Dallaporta, fasciné par le sujet depuis qu’il rencontre des démineurs lors d’un séjour en Bosnie en 1998. Dans Antipersonnel 1:1, point d’images de victimes et de spectacles macabres. Pour une fois, ce sont les objets qui parlent et la beauté qui s’exprime, la beauté du diable bien évidemment. Car ces mines sont hautement photogéniques, séduisantes et sensuelles, photographiées tels des objets de design, sous leurs plus belles robes d’acier satiné ou de bronze. Dallaporta ne croit pas à la “photographie de compassion”. “On s’apitoie une fois, deux fois, puis on détourne le regard”. Ici le regard reste, comme fasciné devant la troublante beauté de ces objets. On voudrait presque les posséder, mais voilà, pourrait-on acheter des bombes? A la lecture des légendes qui les identifient avec précision : noms, origines, années de production, poids, dimensions, impact humains, la fascination laisse place au dégoût. BLU 97, OGRE F1, V-69 et les 35 autres objets de design représentés portent la mort et notre conscience vacille devant cette perverse et vicieuse réalité. Ce travail documentaire couvre 50 ans de conflits. Il a pu être réalisé avec les modèles utilisés par l’école de formation en déminage de l’armée française.

Il a séduit Jody Williams, Prix Nobel de la Paix 1997 et ambassadrice de la campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel. Tout comme Martin Parr d’ailleurs qui l’a sélectionné en 2004 au Festival de la photographie de Arles. Grâce notamment à ce catalogue, Raphaël Dallaporta a également figuré en 2005 dans l’exposition reGeneration du Musée de l’Elysée, présentant les 50 photographes de demain. / communiqué de presse du 3 septembre 2008.

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Presse sur l’expo (à compléter)
Bio, oeuvres et actualités du photographe

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Photographie: Raphaël Dallaporta, Antipersonnel 1.1, 2004