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En 2010, l’esclavage n’a pas disparu ; sa forme la plus courante, l’esclavage domestique, est aujourd’hui très répandue. Officiellement, l’esclavage n’existe plus en Europe. Pourtant, des millions de femmes sont exploitées chaque année dans le monde ; sur ce nombre, beaucoup sont victimes d’esclavage domestique; et rien qu’en Europe, elles sont des milliers à subir cette nouvelle forme d’asservissement. Alors comment combattre l’esclavage domestique? Comment éviter la banalisation de ces actes inhumains ? En réagissant tout simplement, en s’indignant et en sensibilisant l’opinion publique à cette situation insupportable qui, pourtant, se déroule souvent presque sous nos yeux.

C’est l’objectif que se fixe l’exposition Esclavage Domestique, du photographe Raphaël Dallaporta et de la journaliste Ondine Millot. Grâce à l’alchimie parfaite des images et des textes, on prend soudain conscience de ce mal caché, qu’il faut dénoncer et condamner.

La Ville de Genève, berceau du droit humanitaire, dépositaire des Conventions qui portent son nom, ne peut tolérer que de telles situations existent encore de nos jours.

Mettons fin à l’inacceptable!

Rémy Pagani
Conseiller administratif de la Ville de Genève

 
 
 
 
 
 

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